• Coraline Glow

Laisse-moi te dire... ce que tu n'as jamais su...

Lorsque j’avais à peine 19 ans, je suis partie 4 mois en Thaïlande et Cambodge avec une amie. Ce fut pour moi, ma renaissance. Ma seconde naissance où j’ai choisi de laisser derrière moi mon passé pas très joyeux d’anorexique, et toutes mes autres souffrances… je me rappelle très bien du moment où je me suis dite « ma vie commence maintenant ». Voilà j’étais engagée à ne plus souffrir d’avoir souffert et j’ai réalisé que tout ce dont je me souhaitais était possible, il est simplement indispensable que je fasse certains choix. A l’époque, la plupart de mes connaissances me rabâchait « tu en as de la chance de partir pendant 4 mois en Asie… » . Et moi je leur répondais qu’elles avaient elles aussi les capacités physiques et intellectuelles pour le faire. La question qui était à se poser est de savoir si elles étaient prêtes à lâcher et à ne pas avoir certaines choses pour en avoir d’autres ( ici le voyage vs études et train de vie ). Car ce choix de partir n’a pas été sans concession: j’ai arrêté mon année de droit. J’ai un pris un job de décoratrice dans une chocolaterie à Tours et des heures de baby sitting. Le fait de partir à engendré la fin de ma relation avec mon petit ami de l’époque… et ça, juste en conséquence sur le moment…car bien évidemment il y en a eu d'autres à moyen et long terme. Ces mois passés à l’étranger m’ont permis de mieux me connaître sans mon cadre éducationnel et sociale… c'est surement pour cela qu'après être revenue d'Asie, j'ai décidé quelques mois après de partir à San Francisco pour être jeune fille au pair… donc là j’ étais déjà à 2 années post bac où je ne faisais pas d’étude… dans un an certaines de mes connaissances allaient être diplômées d’une licence ou avait déjà obtenu un bts et moi rien … ce sont des choix. Il est simplement indispensable d’être au claire avec les conséquences de nos choix. Pour moi, c'était soit je partais et m’ouvrais à l’inconnu pour mieux me rapprocher de moi et m’épanouir ou bien, continuer à suivre le parcours typique mais m’éteindre… Je te parle de cette première expérience à l’étranger, en fait pas pour l’expérience en elle-même mais pour le processus qui m’a conduit à vivre cette expérience, car c’est exactement la même chose que j’ai refait lorsque l’été dernier j’ai acheté mon billet pour Dubai. Je ne connaissais pas les aboutissants de mon choix à vouloir partir, mais en moi j’avais la certitude qu’il fallait que j’y aille. Dubai s’est transformé en Bangkok car les prix des hébergements étaient hors de prix avec l’exposition universelle. Bien évidemment j’aurais pu rester en France et continuer sur la même lancée mais je n’aurais pas pu être moi. Pour faire place à ce moi qui demandait à évoluer, à se redéfinir, il fallait que je parte. J’étais impatiente de me redécouvrir, de voir comment j’allais rebondir, réagir à toutes ces nouvelles expériences qui ne faisaient pas partie de mon quotidien. J’en avais vraiment marre de « faire du neuf avec de l’ancien »… ça s’appelle de la rénovation et non de la construction. Avec tous les chamboulements dans ma vie professionnelle et personnelle qui se sont produits cette dernière année , il ne m’était plus possible de rénover quoi ce soit… tout partait en miette … donc il fallait mieux démolir pour rebâtir. Au moins j’allais pouvoir me reconstruire avec mes aspirations actuelles, mes désirs, mes rêves du moment. Pas ceux que j’ai eu à un moment donné en étant Coraline l’amie, Coraline la professeure de yoga, Coraline la formatrice, Coraline la coach, Coraline la chef d’entreprise… Aussi, comme dans certains domaine de ma vie le vide s’est progressivement installé, du fait de mes choix qui n’ont pas été compris et donc rejetés, j’ai considéré que plus rien ne m’empêchait de partir … sauf moi ! Je réalise que ces deux longs voyages ont été pour moi une forme de rituel pour matérialiser une fin et marquer un début. La fin d’un rythme, d’une vie, de besoins, de croyances, d’une partie de moi pour mon renouveau. J’ai toujours eu ce besoin et désir de me perdre, d’aller explorer l’inconnu pour me faire grandir et mieux me connaître. De nature très curieuse, je m’intéresse à énormément de choses, sans en être forcément passionnée. Mais j’aime comprendre même si je n’adhère pas. Car plus je vis des expériences nouvelles par l’intermédiaire des autres personnes, plus je vais à ma rencontre. C’est indéniable. L’autre m’offre cette chance de me rencontrer, d’avoir plus d’empathie, plus d’indulgence, plus d’amour envers moi-même. Et c’est marrant, car c’est tout à fait relié au fait que j’ai du mal à avoir des préférences. Par exemple, enfant et adolescente je n’ai jamais été fan de chanteuse, de groupe d’un sport … et ça continue encore ! Si j'étais moins que ce que je suis, je ne pourrai pas être aussi disponible pour aller à la rencontre de la diversité. Lorsqu’on me demande quel style de yoga je préfère…,je ne peux pas choisir car chaque style de yoga apporte un enseignement complémentaire à l’autre. Les uns ont besoin des autres. C’est bien pour cela que par exemple je ne me forme pas à l’enseignement du Yoga Iyengar, que j’aime pratiquer. La fédération d’Iyengar me demanderait d’abandonner les autres styles de yoga pour enseigner leur méthode exclusivement. Je trouve cela complètement absurde. C’est pourquoi, je continue chaque semaine à suivre des cours particuliers avec une professeur d’Iyengar et à participer à des stages pour continuer d’apprendre pour ensuite enrichir mon enseignement à travers tous mes cours ( Bikram, Ashtanga, Power, Yin, Restauratif…) et de nommer un cours « yoga alignement » et non Iyengar. Mon désir d’enrichir mes connaissances en yoga, coaching développement personnel, spiritualité est certes motivé par mon propre enrichissement personnel, mais surtout pour le partager à toutes celles qui n’ont pas pris le même chemin de vie que le mien mais pour qui cela leur serait utile afin d’améliorer leur condition de vie personnelle et professionnelle. J'ai toujours été portée à aider l'autre mais sans vouloir en faire plus que d'être moi. C'est à dire, qu'au risque parfois d'être rapidement catalogué dans un sens, je suis ce que je ressens dans mon coeur... et ça se voit sur moi, en moi. Tu sais, je me suis forcée à être anorexique pour exprimer ma tristesse, grâce à cela, maintenant je rencontre beaucoup de difficultés à me forcer à faire des choses que je ne veux pas. Bien évidement, dans mon quotidien je me force à mini dose à plein de chose ( cuisiner, faire le ménage, aller vider et sortir les poubelles par exemple) mais c'est tout. J'estime que le reste, si je dois me forcer c'est que je ne suis pas alignée. C'est plutôt pas mal comme indicateur d'alignement ! Tu sais, c’est un peu comme pour les moines et moniales du village des pruniers que je connais bien. Ils consacrent leur vie à l’apprentissage pour ne diffuser que l’essence, le plus important. Car la communauté ( la sangha) n’a pas le temps de méditer, lire, apprendre, pratiquer autant que les moniales. C’est pourquoi les monastiques dédient leur vie à l’épanouissement collectif à travers leur propre épanouissement. Ils transmettent que le meilleur à la sangha. Je suis loin d’être une moniale, mais je m’y retrouve grandement. A travers toutes mes expériences vécues, mes apprentissages dans le yoga, en développement personnel et la spiritualité, je veux t’offrir le meilleur de tout cela. Nous avons toutes une mission de vie, c’est à dire un domaine de vie qui en s’aidant soi-même, nous aidons la collectivité. Je l’ai fait pendant des années à travers uniquement avec mes cours de yoga. J’ai reçu de nombreux témoignages avant mon départ pour Dubaï, me rappelant à quel point j’ai transformé leur vie (qu’avec des cours de yoga collectifs). Et crois-moi, ce n’était pas du tout ce que je recherchais. Mon intention première était d’enseigner des cours de qualité. Je ne prétendais pas à davantage. Seulement même si ce n’était pas mon intention consciente et première, mon enseignement a permis aux élèves de se reconnecter à leur corps, de retrouver davantage d’harmonie dans leur propre présence à eux-même et de regagner confiance en la vie en eux. Je n’ai jamais prétendu et voulu changer la vie de qui que ce soit, j’avais déjà la mienne à gérer… mais en travaillant sur moi, en continuant à rester dans l’énergie du coeur à chaque cours, de merveilleux résultats se sont fait sentir chez les élèves… normal j’ai envie de dire, car je n’étais pas attaché à leur résultat . Je donnais simplement le meilleur de moi à travers mes cours. Aujourd’hui, je me sens prête et consciente pour continuer vers ce chemin là… d’offrir les connaissances et expériences à toutes celles qui souhaitent ne plus avoir peur d’oser de devenir soi! On m’ a régulièrement fait noter que ce que je voulais était impossible: trop jeune, pas assez d’argent, plus de place sur le marché , c’est dangereux, le risque de perte financière … oui, oui et oui mais NON. Du fait de mon passé, j’ai cette force en moi qui me permet d’oser ce que les autres n’osent pas non pas par faiblesse mais par peur ! Mais peur de quoi ? Peur de perdre de l’argent ? J’ai déjà vécu dans cette situation là à plusieurs reprise ( à ma naissance, mes parents ont perdu leur deux emplois et ont dû retourner quelques temps vivre chez mes grand-parents). Au début de ma relation avec mon conjoint, nous avons eu un grave accident à moto où si nous n’avions pas eu d’ange-gardiens, nous ne serions plus là … lui a perdu son emploi et moi, à l’époque j’étais étudiante en immobilier… nous avons dû emprunter de l’argent à la famille et jongler entre les appels des banquiers et huissiers…). Et encore aujourd’hui, où nous avons dû arrêter le studio Moving Yoga Perpignan, sans en tirer un bénéfice financier à cause des conséquences des mois de fermetures imposés dus à la crise sanitaire. Peur de ne plus plaire ? Peur de ne plus être acceptée par les autres? Déjà qui sont les autres? Les autres sont simplement les personnes qui nous entourent lorsqu’on leur renvoie l’image qui correspond à leurs attentes. Donc autant te dire, que dès que tu veux évoluer, c’est assez rare que « les autres » te suivent! Et c’est tout à fait normal ! Eux, n’ont rien demandé ! Ils ne t ont pas sollicitée pour les mettre en difficulté à bosser sur eux-même ! Donc les autres c’est réglé! Tu en perds au fur et à mesure et tu apprends à te détacher du regard et jugements des autres. Oui c’est douloureux mais nécessaire si tu veux avancer. J’ai été et suis autant critiquée pour ce que j’ai fait que ce que je n ai pas fait … Partant de ce constat, je ne veux plus que mon estime de moi-même, que mes choix de vie, et la personne que je deviens, dépendent de qui se soit d’autre que de moi. Il n’y a qu’en restant fidèle à moi-même jour après jour, au risque de ne pas être comprise et appréciée, par certaines, que je pourrais continuer à vivre et partager tout ce dont je m’offre pour oser devenir moi! Tu sais, c’est une sacré liberté de ne plus être accompagnée socialement parlant, car tu te permets d’explorer des traits de personnalités, des nouvelles habitudes, goûts, des styles vestimentaires etc… que tu n’aurais pas osé en restant à la même place. Je ne te dis pas qu’il faut vivre en autarcie, seulement pour se transformer, l’espace et l’accompagnement sont essentiels. Désormais, je peux et veux contribuer, à prêter mains fortes, à toutes celles qui souhaitent à leur tour ne plus attendre pour oser se libérer de l’image, des histoires qu’elles ont cru d’elles et les empêchent de se réinventer. Tous mes coups durs sont mes forces d'aujourd'hui et je désire plus que tout, te les partager. Car le faisant, je te donne l'exemple de faire la même chose de ton côté. Car toi aussi tu as un rôle à jouer, une mission de vie. Et tu n'as pas tant besoin que ça de chercher quelle est la tienne... car c'est tout simplement d'être toi ! D'oser d'être toi c'est ta plus belle mission de vie ! C'est celle qui te permettra de t'épanouir et d'aider à ton tour les autres personnes qui ont traversé les épreuves similaires aux tiennes. Ce n’est pas la meilleur des périodes, mais y en a t il vraiment une ? Depuis mon retour, je souhaite aller offrir des séances de coaching aux personnes qui sont en fin de vie. On le sait toutes, que nous partirons malheureusement avec des regrets. Des regrets de certaines actions que nous n’avons pas réalisées et qu’il est désormais trop trad. En revanche, les non-dits quant à eux peuvent être exprimés jusqu’au dernier moment autant pour les proches et pour la personne qui est malade. Trop de personnes partent avec le coeur lourd, ne pas avoir osé, de ne pas avoir eu un soutien et les outils pour partager leurs sentiments réprimés depuis des années…. Je suis persuadée qu’en offrant bénévolement mon accompagnement à ces personnes en fin de vie, au-delà des bienfaits pour les personnes malades et ses proches, ces accompagnement raisonneront en moi et me permettront de soutenir et guider toutes les personnes qui croiseront mon chemin.


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