top of page

Comment pratiquer le Yoga enceinte et en post-partum ?




La seule règle applicable à toutes est celle de l’écoute! Écouter ses besoins. Seulement, après l’accouchement, pour beaucoup d’entre-nous, s’écouter est un luxe, voir utopique les premiers mois. 

De mon côté, je me suis écoutée mais je n’ai pas pu tellement répondre à mes besoins car j’offrais mon temps à Kathleen. Pour rappel, à l’heure où j’écris cet article de blog, je suis maman depuis 6 mois. 


Ma grossesse s’est très bien passée, j’ai eu beaucoup de chance. J'ai seulement eu un premier trimestre très pénible sur le plan physique et émotionnel. J’étais vraiment pas bien. Physiquement, j’avais des nausées toutes la journée et ne pouvais rien manger, s’en est donc suivi des baisses de tension… j’ avais le choix de rester couchée sur le canapé ou au lit. Voilà à quoi ressemblaient mes premiers mois. Je n’arrivais même pas à me réjouir d’être enceinte de crainte d’une fausse couche. J’avais le moral dans les chaussettes. 


Le jour où j’ai pu reprendre une activité physique, mon moral remontait. Sur mon deuxième trimestre, j’ai pu redérouler mon tapis, suivre des cours d’aquabike et d’aquagym, aller palmer à la piscine et aussi du faire du hiit prénatal. Je revivais. 

Sur mon troisième trimestre c’était palmes 3 fois par semaine avec quelques postures de mobilité et d’ étirements sur le tapis. 

Voilà pourquoi j’ai eu de la chance car j’ai pu être active jusqu’à la fin ( la veille de l’accouchement je palmais). Il est important de rappeler que tout ne dépend pas que de nous. Il y a d’autres paramètres qui sont hors de notre champs de portée. Donc cet article n’est pas fait pour vous comparer à ce que j’ai fait ou non, mais vous inspirer et vous donner matière à réflexion afin que vous puissiez vous aussi trouver votre routine bien-être en étant enceinte et après. 


Beaucoup de mes connaissances qui sont ou ont été enceintes, n’ont pas pu être aussi actives que moi, dû à leur planning (je n’ai presque pas travaillé durant ma grossesse), à leur condition physique  ou bien par ce qu’elles ne savaient pas quoi faire une fois leur tapis de yoga sorti.

Peur de mal faire, peur de se faire mal, peur de faire quelque chose contre le bébé… au final leur tapis est resté au placard.

Et je les comprends. Surement que je n’aurais pas fait toutes ces activités si je n’avais pas eu un minimum de connaissances en anatomie, en physiologie et surtout les connaissances me permettant d’adapter les postures selon les nouvelles difficultés, les nouveaux obstacles rencontrés.


Suivre une formation en 200h Ashtanga Vinyasa ou une formation 50h en Yin et Restauratif Yoga permet aux élèves qui les suivent de pouvoir adapter leur pratiques à toutes les étapes de leur vie selon leur condition physique au-delà d'apprendre à enseigner.

 

Toutes les élèves que j’ai formées savent que pour toutes pathologies (même si la grossesse est physiologique et non pathologique, je la mets dans cette catégorie) il est primordial de créer de l’espace. Et c’est ce que nous apprenons à faire en autre, lors de formation: savoir adapter la posture à chaque corps. Car c’est bien la posture de yoga qui doit se mouler à notre corps et non l’inverse. 


Les torsions: avec l’avancée de la grossesse, on mobilise davantage les vertèbres supérieures thoraciques et cervicales


Backend: on ne prend plus les grands backbend  afin de ne pas sursolliciter les lombaires. On peut toujours en faire en aménageant les postures pour aller nettement moins loin et ouvrir davantage la poitrine et les épaules


Flexion avant: on cherche à s’étirer vers le haut et non aller vers le bas. On placera du matériel afin de conserver la colonne vertébrale droite et non recourbée vers l’avant (fermeture).


Inversions fortes: tout va dépendre du poids ressenti. Mais de façon général, c’est à proscrire car le poids du bébé et placenta viennent comprimer les organes internes qui sont déjà recroquevillés sur eux-mêmes. De plus, si la posture nécessitent un grand engagement des abdominaux pour entrer et/ou tenir la posture, ne les tentez pas ( risque de chute aussi). 


Postures d’équilibre sur les mains: sollicitent trop les abdominaux 

Posture d’équilibre sur une jambe: ok, utilisez un mur si besoin


Bien évidement, on oublie toutes les postures allongées sur le ventre !


Donc nous pouvons en étant enceinte presque pratiquer, toutes les postures, il faudra seulement les aménager. Au niveau du rythme des séquences des flow, il faudra les adapter en fonction de son énergie. 


En post partum, c’est exactement la même chose qu’enceinte. À partir du moment où nous avons le feu vert de la sage-femme ou de la kinésithérapeute pour reprendre une activité physique sollicitant les abdominaux, nous pouvons reprendre tout d’abord les planches avant les navasana ! 


Pour celles qui seraient intéressées pour apprendre comment adapter spécifiquement leur pratique durant leur grossesse et leur post partum, ou si vous êtes déjà professeurs de yoga et souhaitez approfondir ce sujet afin de pouvoir accompagner vos élèves dans cette période de vie, je vous prépare une formation spéciale pré&post natal en format e-learning avec une équipe de kinésithérapeutes et naturopathes! 

Pour être informée de la date de parution, pensez à vous abonner à ma newsletter (1 par mois).   




21 vues0 commentaire

Commentaires


bottom of page